- 28 août
Il y a encore du monde en nous
- Patricia Penot
- Réflexions
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Nous pensons parfois bien nous connaître, puis une envie surgit que nous n’avions jamais vraiment prise au sérieux, une audace apparaît là où nous nous croyions plutôt réservés, ou une partie de nous longtemps restée silencieuse commence à se faire entendre avec une insistance nouvelle. Il y a dans une vie des dimensions qui s’expriment très tôt, d’autres qui restent longtemps en latence, et certaines que nous avons mal comprises parce que nous les regardions à travers des critères qui ne leur convenaient pas.
Avec le temps, quelque chose se décante. Nous découvrons qu’une sensibilité que nous trouvions encombrante peut aussi devenir une manière fine de percevoir le monde, qu’un désir longtemps tenu à distance continue malgré tout de revenir, ou qu’une façon d’être que nous cherchions à corriger appartenait simplement à notre manière singulière d’exister. D’autres aspects de nous étaient déjà connus, mais nous leur accordons soudain davantage de place, comme si nous avions cessé de demander la permission de les laisser vivre.
J’aime cette idée que nous ne nous révélons jamais tout à fait d’un seul coup. Il reste en nous des territoires qui attendent une circonstance, une rencontre, une expérience ou simplement le passage du temps pour devenir plus visibles. Cela donne à la connaissance de soi quelque chose de beaucoup plus vivant qu’une recherche de réponse définitive, puisque nous continuons aussi à nous découvrir en avançant.
C’est cette question que j’explore dans le nouvel épisode de Les Voies de l’Harmonie, Peut-on vraiment être soi-même ? Nous y parlons des rôles que nous endossons, du regard des autres, de ce que nous retenons parfois et de la liberté que nous pouvons progressivement nous accorder pour exprimer davantage ce que nous sommes.
Et vous, quelle part de vous s’exprime aujourd’hui avec plus d’audace qu’autrefois ?
🎙️ Écouter l’épisode
https://youtu.be/dXI9USlWzkc